L’oeil

La rétine

La rétine est une couche complexe, composée en grande partie de cellules nerveuses réliées à des cellules réceptrice à la lumière (ou photorécepteur), qui reposent elles-mêmes sur une couche de tissu pigmenté. Les photorécepteurs, en forme de cônes ou de bâtonnets, sont étroitement sérrés les uns contre les autres, ils présentent des différences fonctionnnelles importantes.

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Un oeil en coupe

Les bâtonnets

Il y a dans chaque oeil environ 120 millions de bâtonnets répartis sur la majeur partie de la rétine. Les bâtonnets sont environs 100 fois plus sensibles à la lumière que les cônes. Ils qui ne réagissent qu’à l’intensité lumineuse et servent à la vision nocturne (responsable de la vision nocturne lorsqu’il n’y a pas assez de lumière pour activer les cône). Les bâtonnets ne servent donc pas à la couleur mais plutôt au gris. C’est pourquoi on ne distingue que les formes et non les couleurs dans la pénombre.

Les cônes

Les cônes sont moins sensibles à la lumière, mais distinguent les différentes couleurs. Au nombre de 7 millions de cellules, ils nous servent à la vision diurne et à la différenciation des couleurs. Ceux-ci sont plus court et plus épais que les bâtonnets. Ils réagissent 4 fois plus vite. Les cônes ont besoin de plus de lumière que les bâtonnets pour être excités. Vers 1802, Young émit l’hypothèse de la trivariance visuelle, idée selon laquelle notre systéme de perception de la couleur serait basé sur trois types de cônes, dont chacun contient un pigment différent qui réagit à des ondes lumineuses de longueurs différentes :
-  l’un aux ondes longues appelé Cône L, sensible au rouge (580 nm),
-  un autre aux ondes moyennes appelé cône M, sensible au vert (545 nm),
-  et le troisième aux ondes courtes appelé Cône S, sensible au bleu (440 nm).

Le pigment bleu absorbe surtout les rayonnements visibles de courtes longueurs d’ondes, tandis que le vert et le rouge captent plutot les moyennes et grandes longueurs d’ondes.

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Les pigments et les cônes

Grâce à la superposition de ces trois sources colorées (rouge, vert, bleu) à différentes intensités, notre oeil est capable de reproduire toutes les couleurs et nous permet de distinguer une infinité de couleurs, correspondant à plus de 1500 nuances.

Transmission de la perception colorée

Excitées par les rayons lumineux, les cellules visuelles (les bâtonnets et les cônes) réagissent alors en libérant des impulsions électriques, par lesquelles l’information visuelle sera transmise jusqu’au cerveau. Ces signaux se propagent le long du nerf optique, qui débouche dans le cortex visuel, dans une zone spécifiquement dédiée à la reconnaissant des couleurs, conçue pour faire la part entre les signaux provenant des trois types de cônes. Mais l’intervention d’autres centres cérébraux sera également nécessaire pour que l’homme prenne réellement conscience de la perception colorée. Le trajet de ce rayon jusqu’au cerveau prend à peine une cinquantaine de millisecondes.

Bien que l’oeil possède des millions de cellules visuelles, elles ne se régénèrent pas, ce qui explique que toute atteinte aux cellules visuelles est définitive. Le daltonisme (héréditaire ou non) ne se soigne donc pas. Aucune méthode ne permet d’améliorer les performances colorées d’un daltonien.


Sommaire de la rubrique Daltonisme

  • Historique
  • L’oeil
  • Les causes
  • Les types d’anomalies
  • La vue chez les bébés