Le ballon rouge

Auteur : Jacques - 23/09/2008

C’est entre 17 et 18 ans que j’ai découvert que j’étais daltonien ; j’en ai 70. C’est rétrospectivement que j’en ai souffert. Mon père, prisonnier de guerre est revenu lorsque j’avais 7 ans. Je lui vouais une grande admiration que ma mère avait entretenue durant 5 ans. En aucun cas je n’aurais voulu lui déplaire.

Pourtant un jour où lui et moi jouions au football, il m’envoya le ballon qui se perdit dans l’herbe. Je le cherchais sans le trouver et mon père s’énervait en criant : « regarde, il est à coté de toi, fais donc attention. » Le ballon était rouge. Depuis, toute ma vie (jusqu’à ces dernières années où je m’en moque) je me suis forcé à être attentif au point d’en être fatigué.

Aujourd’hui je pense ne pas me tromper en incriminant ce handicape qui, par ailleurs, ne m’a posé problème que dans le choix de ma spécialité ; en effet j’ai fait une carrière d’officier où nombre d’emplois sont interdits aux daltoniens.


Sommaire de la rubrique Archives 2008 (13)

  • Moi aussi - Rouge Carmin Alizarines
  • Feuilles brunes
  • De daltonien à daltonien
  • Ce n’est pas une tare
  • Je suis deutéranomalien, pas mon frère jumeau !
  • Pourquoi les daltoniens préfèrent le vert
  • Le daltonisme et l’art
  • Moi aussi
  • Le ballon rouge
  • Tests de dépistage
  • Les permis
  • La marine
  • Les crocodiles Haribo